Devenir plombier : combien de temps dure vraiment la formation ?

//

Fabien Larrieu


Devenir plombier attire autant les jeunes qui sortent de troisième que les adultes qui n’en peuvent plus de leur boulot de bureau. Tout le monde pose pourtant la même question au moment de choisir une école de plomberie : combien de temps dure vraiment la formation avant de pouvoir facturer ses premiers chantiers et enfiler le bleu de travail pour de bon. Entre le CAP en deux ans, les parcours accélérés en un an, les titres pros de 6 à 12 mois et l’apprentissage plomberie en CFA, les délais n’ont rien de uniforme. Sur le terrain, ce qui compte surtout, c’est le temps passé à braser, sertir, raccorder et dépanner pour de vrai, pas juste le nombre de mois sur une brochure.

Dans la pratique, un profil comme Lucas, 16 ans, qui vise un CAP Monteur en installations sanitaires, ne joue pas dans la même cour que Sophie, 39 ans, en reconversion après quinze ans dans l’administratif. Le premier aura intérêt à étirer sa durée de formation sur deux ans en lycée pro ou CFA, histoire de poser des bases solides et de découvrir tranquillement les compétences plombier essentielles. La seconde, elle, regardera plutôt du côté d’un titre professionnel intensif avec beaucoup d’atelier et un long stage plomberie, quitte à enchaîner les semaines à 35 heures de pratique. Entre les deux, on trouve les apprentis qui choisissent le contrat d’alternance, payés pendant qu’ils apprennent, et ceux qui misent sur la VAE ou les modules courts pour valider une certification plomberie déjà en grande partie acquise sur le tas.

En bref

  • CAP plomberie en voie classique : comptez 2 ans après la 3e, surtout si vous démarrez de zéro et que vous avez besoin d’un vrai cadre scolaire.
  • Parcours accélérés en 1 an : accessibles si vous avez déjà un CAP, un bac ou de l’expérience, mais avec un rythme bien plus soutenu.
  • Titres pros adultes : entre 6 et 12 mois, très intensifs, avec beaucoup d’atelier et de stage, parfaits pour une reconversion rapide.
  • Apprentissage plomberie : même durée que le CAP, mais grosse partie en entreprise, salaire à la clé et insertion éclair sur le marché.
  • Temps réel pour être à l’aise : au-delà du diplôme, prévoyez 2 à 3 ans sur chantier pour devenir vraiment autonome en installation et dépannage.

Durée d’un CAP pour devenir plombier : 2 ans… ou 1 an bien rempli

Sur le papier, la voie la plus lisible pour devenir plombier, c’est le CAP Monteur en installations sanitaires, souvent appelé CAP Plomberie. En voie scolaire classique au lycée pro, la durée officielle est de deux ans après la troisième. En CFA, c’est la même chose, mais avec une grosse part d’entreprise grâce à l’apprentissage plomberie. Deux ans, ça peut paraître long quand on a hâte d’attaquer sa carrière plombier et d’investir dans son premier équipement plombier complet. Pourtant, ce temps-là sert à apprivoiser les bases sans se cramer.

Concrètement, ces deux années alternent cours généraux, techno, atelier et périodes en entreprise. En lycée pro, on reste beaucoup à l’école, avec 14 semaines de stage plomberie obligatoires sur les deux ans. En CFA, la bascule se fait clairement côté terrain, parfois une semaine au centre, trois semaines chez le patron. Sur un planning classique, cela donne 400 à 500 heures de cours par an, mais surtout plus de 1 000 heures à traîner ses chaussures de sécu dans les gaines, vides sanitaires et salles de bains en rénovation. C’est ce volume cumulé qui finit par transformer un débutant maladroit en ouvrier qui pose un WC suspendu proprement, joint silicone compris.

Soyons clairs : pour un jeune qui sort du collège sans gros bagage manuel, raccourcir de force la durée formation n’est pas une bonne idée. On voit passer des projets de CAP en 1 an pour gagner du temps, mais derrière, la marche entre l’examen et le premier CDI est plus haute. En revanche, dès qu’un candidat a déjà un CAP ou un bac, la donne change. Grâce aux dispenses de matières générales, le même diplôme peut se préparer sur un an, en concentrant tout sur la partie pro : lecture de plans, brasage cuivre, PER, multicouche, évacuations, mise en service, maintenance.

Sur le terrain, beaucoup de centres proposent donc un CAP plombier en parcours “accéléré” de 10 à 12 mois pour ces profils. Ça fonctionne à une condition : accepter un rythme très dense, souvent 30 à 35 heures d’atelier et techno par semaine, plus un long stage en fin de parcours. Un adulte comme Karim, 38 ans, ancien serveur, a suivi ce schéma : un an de CAP plombier en centre puis embauche directe chez un artisan, avec déjà de bons réflexes sur les joints fibre et caoutchouc, décrits en détail dans cet article dédié aux joints en plomberie. La clé, ce n’est pas la mention “1 an” sur le papier, c’est le temps réel consacré à répéter les gestes jusqu’à ce qu’ils sortent tout seuls.

A lire également :  Isoler phoniquement un mur de chambre sans travaux : 5 solutions qui tiennent
découvrez la durée réelle de la formation pour devenir plombier et les étapes clés pour réussir ce métier essentiel.

Comparatif rapide des formats CAP plomberie

Pour juger du bon format, il faut regarder autre chose que le nombre d’années inscrit sur le prospectus. Le taux d’heures pratiques, la présence d’une vraie école de plomberie avec atelier, et la qualité des entreprises partenaires pèsent plus lourd sur la suite.

Format CAP plomberie Durée typique Temps en entreprise Profil idéal
Lycée pro (voie scolaire) 2 ans 14 semaines de stage Jeune après la 3e, besoin d’encadrement scolaire
CFA en apprentissage 2 ans Environ 75 % du temps Profil motivé, envie d’être vite sur chantier et rémunéré
CAP accéléré (déjà diplômé) 1 an Stage long ou alternance Adulte ou jeune avec CAP/Bac, besoin de reconversion rapide

En résumé, deux ans restent la voie la plus sûre pour qui part de zéro. L’année unique se défend bien pour ceux qui ont déjà passé du temps à l’école et veulent maintenant travailler avec leurs mains sans traîner sur les bancs plus longtemps que nécessaire.

Formations intensives et titres pros : 6 à 12 mois pour les reconversions

Dès qu’on parle d’adultes en reconversion, la question du temps devient encore plus serrée. Un salarié épuisé par son open space ou un demandeur d’emploi qui vise la plomberie ne peut pas toujours se permettre de repartir pour deux ans de CAP complet. Pour ces profils, les centres type GRETA, AFPA ou organismes privés sérieux ont développé des formations plombier condensées, souvent entre 6 et 12 mois, débouchant sur un titre professionnel inscrit au RNCP.

Un parcours typique dure 8 à 10 mois à plein temps. Au début, beaucoup d’atelier : découpe de cuivre, sertissage multicouche, pose de nourrices, création d’un réseau sanitaire complet sur mur-école. Petit à petit, le programme glisse vers le dépannage, les diagnostics simples, les réglages de chauffe-eau et le remplacement de robinetterie ou de joints silicone, avec tous les détails pratiques qu’on retrouve dans un guide de type coût d’un changement de joint silicone. En fin de parcours, un gros stage plomberie en entreprise valide les compétences en conditions réelles.

Pas envie d’enrober : ces formats marchent bien pour ceux qui travaillent déjà sérieusement leurs projets. Ils ne pardonnent pas la demi-mesure. En six à neuf mois, on ne devient pas chef de chantier, mais on peut sortir avec un niveau d’ouvrier débutant crédible. Les chiffres d’insertion montrent d’ailleurs qu’un titre pro bien structuré, avec au moins 400 à 500 heures d’atelier et 8 à 12 semaines de stage, permet une embauche rapide quand le centre est arrimé aux entreprises locales.

Mon avis posé : fuir les pseudo-stages de trois jours “découverte” vendus comme des formations complètes. Ce sont au mieux des mises en bouche pour valider son projet, pas des tremplins pour travailler. Une vraie formation pour devenir plombier doit laisser le temps de se faire la main, de rater des brasures, de revenir sur une évacuation mal pendue, de gérer un coup de bélier sur un réseau mal pensé (thème que détaille très bien un dossier comme celui sur le coup de bélier en plomberie), et d’apprendre à expliquer tout ça à un client.

Quels profils gagnent vraiment à choisir une formation courte ?

Les parcours intensifs ne conviennent pas à tout le monde. Ils sont taillés pour des adultes qui savent s’organiser, accepter un agenda serré et faire le lien entre la théorie du matin et l’intervention chez un particulier l’après-midi.

Les profils qui tirent le plus de bénéfice de ces 6 à 12 mois sont généralement :

  • les trentenaires ou quadragénaires avec une première carrière, qui ont déjà des habitudes de travail et une vraie motivation à changer de vie ;
  • les personnes qui ont déjà bricolé sérieusement, peut-être touché un peu à la plomberie sans diplôme, et veulent enfin une certification plomberie officielle ;
  • les demandeurs d’emploi pour qui un financement Région ou France Travail couvre la totalité du parcours, à condition de s’investir pleinement.

À l’inverse, un jeune de 17 ans en difficulté scolaire se brûlera vite les ailes sur ce type de dispositif. Pour lui, l’apprentissage sur deux ans avec un patron patient et une progression pas à pas sur chantier donne bien plus de chances de s’en sortir sans décrocher.

Apprentissage plomberie : même durée, double effet terrain et salaire

Dès qu’on parle de durée, l’apprentissage plomberie mérite un focus à part. Sur le papier, un CAP en apprentissage dure aussi deux ans. Dans les faits, ces deux années n’ont rien à voir avec un chemin 100 % scolaire : 70 à 80 % du temps se passe en entreprise, avec un vrai patron, un fourgon, des clients et des délais. La courbe d’apprentissage est donc plus raide, mais l’expérience engrangée est incomparable.

Sur un chantier type pavillon neuf, l’apprenti se retrouve vite à tirer le PER dans les planchers, à fixer les colliers, à préparer les traversées de cloison et à aider à la mise en service. En rénovation, il découpe des morceaux de cuivre sur une vieille installation, repère les erreurs des années 80, aide à poser un évent, comme décrit dans des ressources techniques sur l’installation d’un évent de plomberie. Et surtout, il touche son salaire tous les mois. Côté durée, les deux ans passent autrement plus vite quand on voit le chantier avancer sous ses mains.

Pour donner un ordre d’idée, un planning hebdomadaire courant en CFA ressemble à ceci : trois semaines sur site, une semaine au centre pour consolider les bases, rattraper les lacunes, passer en revue un devis, un schéma de nourrice, une petite étude de cas. Ce va-et-vient constant entre théorie et terrain fait gagner un temps fou. Là où un élève purement scolaire découvre le métier par blocs, l’apprenti voit immédiatement l’utilité d’une pente d’évacuation bien calculée ou d’un traçage propre avant perçage.

A lire également :  Joint fibre ou caoutchouc en plomberie : lequel choisir et quand

Mon conseil sans détour : pour un jeune qui veut vraiment devenir plombier et qui n’a pas peur de se lever tôt, l’apprentissage est souvent le meilleur investissement temps/résultat. La durée officielle ne bouge pas, mais au bout des deux ans, il sort avec une longueur d’avance sur un CV : 24 mois d’expérience réelle, des références, parfois déjà le permis, et des contacts prêts à le recommander.

Apprentissage ou voie scolaire : comment trancher sans se tromper ?

Le choix entre CFA et lycée pro se fait rarement sur la seule base de la durée, puisqu’elle est identique. Ce qui pèse vraiment, c’est la capacité à supporter le rythme et à trouver une entreprise prête à jouer le jeu.

Un jeune plutôt autonome, qui aime l’ambiance chantier, supportera bien les deux ans en alternance, même si les premières semaines secouent un peu. À l’inverse, un profil très fragile scolairement, avec zéro ponctualité et zéro envie de bouger de sa ville, risque de multiplier les ruptures de contrat et de rallonger sa trajectoire au lieu de la raccourcir. Dans ce cas, un lycée pro, plus encadré, avec des profs qui recadrent tous les matins, laisse le temps de remettre la machine en route.

Du coup, la vraie question à se poser n’est pas “combien de temps”, mais “dans quel cadre ces deux années seront-elles les plus utiles”. Deux ans à somnoler en classe, c’est long. Deux ans à apprendre les gestes auprès d’un plombier qui prend la peine d’expliquer ses devis et ses choix techniques, c’est un bon tremplin vers une carrière plombier solide.

Temps de pratique, plateaux techniques et stages : le vrai compteur d’heures

Au-delà de la durée affichée sur le contrat de formation, ce qui façonne vraiment le niveau, c’est le temps cumulé en pratique. Un CAP en 2 ans avec 10 heures d’atelier par semaine ne pèse pas pareil qu’un titre pro de 10 mois avec 25 heures d’atelier et trois mois de stage intensif. Soyons clairs : un futur plombier se construit à l’établi, dans les gaines techniques et sur les dalles brutes, pas derrière un diaporama.

Sur un bon plateau technique, on trouve des murs d’exercice où l’on pose des colonnes, des postes pour braser le cuivre, des maquettes d’appartements avec réseaux complets, des chaudières école, parfois même une petite plateforme dédiée type PMS ou plateau pédagogie plomberie pour simuler des scénarios de maintenance. C’est là que s’alignent les gestes : découper proprement, ébavurer, sertir sans abîmer le tube, tester l’étanchéité, ajuster un mitigeur thermostatique, régler une chasse à double flux.

Les stages obligatoires, eux, servent de crash test. En voie scolaire ou en formation à distance, les 12 à 14 semaines imposées ne sont pas une simple formalité administrative. Sur ces périodes, un stagiaire peut vivre plusieurs cycles complets : préparation de chantier, pose des réseaux, finitions, retours SAV. D’ailleurs, beaucoup de patrons utilisent ces semaines pour jauger un candidat avant embauche. Quand un stagiaire a été présent, a accepté de faire des tâches ingrates sans rechigner, et a progressé d’une visite à l’autre, la question du CDI à la sortie se pose vite.

Sur le plan du calendrier, il faut aussi compter le temps de préparation à l’examen, parfois sous-estimé. L’épreuve longue de réalisation d’une installation demande de l’endurance : tenir 6, 8 ou 12 heures à l’atelier, sans se perdre dans son planning, en respectant les consignes de sécurité, ça se travaille. Un bon formateur insiste sur l’importance de simuler ces conditions : travailler en autonomie, chronométrer chaque étape, vérifier les niveaux et les pentes sans que quelqu’un vienne corriger derrière soi.

Combien d’heures réelles pour devenir à l’aise en plomberie ?

Sans chercher la fausse précision, on peut donner un ordre de grandeur utile. Entre atelier et entreprise, un parcours complet pour devenir plombier opérationnel brasse souvent entre 1 500 et 2 000 heures de pratique sur un à deux ans. Dans ce paquet, on retrouve :

  • la pratique guidée en centre ( ateliers brasure, PER, évacuation, appareils sanitaires, petites chaufferies) ;
  • les situations encadrées en stage ou en alternance (pose réelle, dépannage simple, maintenance de base) ;
  • la préparation aux épreuves et le temps passé à corriger ses propres erreurs.

D’expérience, j’ai vu trois cas de figure à l’issue de cette phase. Le premier, celui qu’on souhaite tous : le jeune ou l’adulte s’en sort, décroche un poste, continue d’apprendre, et en deux ou trois ans sur chantier, devient un bon autonome. Le deuxième : formation trop courte ou trop théorique, manque d’heures réelles, résultat, la première année en entreprise devient une deuxième formation, payée cette fois, mais plus rude. Le troisième, moins agréable : personne qui a claqué sa formation au bout de six mois, trop pressée de gagner sa vie, et qui se retrouve cantonnée à porter des radiateurs et passer le balai sans jamais progresser.

Après le diplôme : encore combien de temps pour être vraiment autonome ?

Une fois le CAP ou le titre en poche, beaucoup pensent que tout est plié. Sur le terrain, le vrai compte à rebours pour l’autonomie démarre à ce moment-là. Les deux premières années d’exercice, quels que soient le format initial et la durée, ressemblent souvent à un second apprentissage, cette fois avec la pression des clients qui attendent de l’eau chaude le soir même et des fuites réglées avant le week-end.

Un jeune embauché sortant d’un CAP 2 ans en apprentissage met en général un à deux ans à maîtriser une salle de bains complète en rénovation sans avoir besoin qu’on repasse derrière lui. Cela inclut la coordination avec le carreleur et l’électricien, la gestion des délais, et les petites surprises du bâti existant. Pour les titres pros de 8 à 10 mois, le délai est sensiblement le même, mais la première année sera plus chargée en découvertes imprévues, simplement parce qu’il y a eu moins de temps pour voir des cas variés en formation.

A lire également :  Monter un muret en pierre sans fondation : possible et raisonnable ?

Sur les postes de dépannage et de maintenance, la montée en compétence demande aussi du temps. Diagnostiquer une fuite masquée, expliquer un devis sans tomber dans le jargon, refuser poliment un “petit travail au black” pour éviter les ennuis détaillés dans certains retours d’expérience sur le plombier au black et ses risques, tout ça ne s’apprend pas en six mois. Il faut des hivers passés à courir les chaudières en rade, des étés à rénover des salles d’eau, des horaires à rallonge parfois, pour être à l’aise dans tous les scénarios.

Mon avis posé : pour se considérer vraiment autonome, avec un niveau d’initiative correct, capable de mener son propre petit chantier ou d’assurer une astreinte sans transpirer, il faut souvent tabler sur 3 à 5 ans après l’obtention de la première certification plomberie. Le diplôme ouvre la porte, les années de terrain donnent la largeur de la pièce.

Faut-il rallonger sa formation avec des spécialisations ?

La question du temps revient vite quand on commence à parler BP, bac pro, modules PAC, gaz, ventilation ou régulation. Rajouter un BP sur deux ans après un CAP, ou un bac pro après un premier diplôme, ce n’est pas neutre sur un planning de vie. Pourtant, certains compléments valent largement les mois investis.

Les spécialisations PAC et chauffage, par exemple, se justifient dès les premières années. Un module de quelques semaines bien mené sur la pompe à chaleur air/eau, la régulation et les équilibres hydrauliques peut booster un profil et lui ouvrir les portes d’entreprises en génie climatique qui peinent à recruter. De même, un BP monteur en installations du génie climatique et sanitaire sur deux ans en alternance donne une vraie épaisseur pour piloter un petit chantier, lire une note de calcul, gérer des équipes.

D’ailleurs, dans une logique de parcours, faire un CAP en 2 ans, travailler 2 ou 3 ans, puis revenir en formation chaque fois quelques mois pour monter une marche (BP, module PAC, gaz, VMC double flux, etc.) reste bien plus digeste que vouloir tout avaler d’un coup et rester assis 5 ans en cours. La carrière plombier est assez longue pour accepter ces allers-retours entre chantier et centre de formation sans perdre le fil.

{« @context »: »https://schema.org », »@type »: »FAQPage », »mainEntity »:[{« @type »: »Question », »name »: »Combien de temps faut-il au minimum pour devenir plombier opu00e9rationnel ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »En comptant une formation solide et les premiu00e8res annu00e9es de terrain, il faut en gu00e9nu00e9ral 2 u00e0 3 ans pour u00eatre vraiment u00e0 lu2019aise en installation simple et petits du00e9pannages. Un CAP en 2 ans ou un titre pro de 8 u00e0 12 mois posent les bases, puis les 18 u00e0 24 mois suivant le diplu00f4me servent de seconde phase du2019apprentissage, cette fois directement en entreprise. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Un CAP plombier en 1 an est-il aussi valable quu2019un CAP en 2 ans ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Le diplu00f4me du00e9livru00e9 est le mu00eame si la certification plomberie est officielle et inscrite au RNCP. La diffu00e9rence se joue sur le volume de pratique : en 1 an, il faut accepter un rythme tru00e8s dense, avec beaucoup du2019atelier et un long stage. Pour un adulte du00e9ju00e0 diplu00f4mu00e9, cu2019est souvent un bon compromis. Pour un jeune qui part de zu00e9ro, le format 2 ans reste plus su00e9curisant. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Peut-on travailler pendant sa formation de plombier ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Oui, cu2019est mu00eame la ru00e8gle en apprentissage plomberie : vous u00eates salariu00e9 du2019une entreprise, payu00e9, tout en allant une partie du temps au CFA. En formation adulte classique, certains conservent un petit emploi u00e0 cu00f4tu00e9, mais du00e8s que la duru00e9e du00e9passe 25 u00e0 30 heures de cours par semaine, il devient difficile de cumuler sans perdre en efficacitu00e9. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Les formations u00e0 distance en plomberie sont-elles assez longues pour u00eatre cru00e9dibles ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Tout du00e9pend de leur contenu pratique. Une formation plombier u00e0 distance qui propose seulement des cours vidu00e9o sans imposer 12 u00e0 14 semaines de stage plomberie en entreprise ne suffira pas u00e0 rendre opu00e9rationnel. En revanche, un parcours mixte, avec thu00e9orie en ligne, ateliers regroupu00e9s et gros volume de stage, peut tenir la route, u00e0 condition que la duru00e9e totale reste dans la fourchette des 1 500 u00e0 2 000 heures de pratique ru00e9elle. »}},{« @type »: »Question », »name »: »Faut-il tout faire du2019un coup ou accepter de se former u00e0 nouveau plus tard ? », »acceptedAnswer »:{« @type »: »Answer », »text »: »Rien nu2019oblige u00e0 empiler CAP, bac pro, BP et spu00e9cialisations du2019affilu00e9e. Un schu00e9ma qui fonctionne bien consiste u00e0 faire une premiu00e8re formation pour devenir plombier en 1 ou 2 ans, travailler 2 u00e0 3 ans, puis revenir ponctuellement pour des modules de perfectionnement ou un BP en alternance. La duru00e9e totale su2019u00e9tale sur plusieurs annu00e9es, mais reste compatible avec une vie professionnelle active. »}}]}

Combien de temps faut-il au minimum pour devenir plombier opérationnel ?

En comptant une formation solide et les premières années de terrain, il faut en général 2 à 3 ans pour être vraiment à l’aise en installation simple et petits dépannages. Un CAP en 2 ans ou un titre pro de 8 à 12 mois posent les bases, puis les 18 à 24 mois suivant le diplôme servent de seconde phase d’apprentissage, cette fois directement en entreprise.

Un CAP plombier en 1 an est-il aussi valable qu’un CAP en 2 ans ?

Le diplôme délivré est le même si la certification plomberie est officielle et inscrite au RNCP. La différence se joue sur le volume de pratique : en 1 an, il faut accepter un rythme très dense, avec beaucoup d’atelier et un long stage. Pour un adulte déjà diplômé, c’est souvent un bon compromis. Pour un jeune qui part de zéro, le format 2 ans reste plus sécurisant.

Peut-on travailler pendant sa formation de plombier ?

Oui, c’est même la règle en apprentissage plomberie : vous êtes salarié d’une entreprise, payé, tout en allant une partie du temps au CFA. En formation adulte classique, certains conservent un petit emploi à côté, mais dès que la durée dépasse 25 à 30 heures de cours par semaine, il devient difficile de cumuler sans perdre en efficacité.

Les formations à distance en plomberie sont-elles assez longues pour être crédibles ?

Tout dépend de leur contenu pratique. Une formation plombier à distance qui propose seulement des cours vidéo sans imposer 12 à 14 semaines de stage plomberie en entreprise ne suffira pas à rendre opérationnel. En revanche, un parcours mixte, avec théorie en ligne, ateliers regroupés et gros volume de stage, peut tenir la route, à condition que la durée totale reste dans la fourchette des 1 500 à 2 000 heures de pratique réelle.

Faut-il tout faire d’un coup ou accepter de se former à nouveau plus tard ?

Rien n’oblige à empiler CAP, bac pro, BP et spécialisations d’affilée. Un schéma qui fonctionne bien consiste à faire une première formation pour devenir plombier en 1 ou 2 ans, travailler 2 à 3 ans, puis revenir ponctuellement pour des modules de perfectionnement ou un BP en alternance. La durée totale s’étale sur plusieurs années, mais reste compatible avec une vie professionnelle active.

Fabien Larrieu

Fabien Larrieu

Fabien Larrieu a passé seize ans comme conducteur de travaux en maison individuelle et rénovation, en Haute-Garonne, avant de poser les plans pour transmettre autrement. Installé à Toulouse, il écrit aujourd'hui sur la construction, la rénovation, l'extension et l'urbanisme, en continuant à rénover sa propre maison de ville pièce par pièce et à décortiquer des devis pour ses proches.

Laisser un commentaire