Dimensions des parpaings : toutes les cotes standard et leur usage

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Fabien Larrieu


Sur un projet de maçonnerie, les dimensions standard des parpaings décident autant du budget que de la solidité et du confort final. Entre un bloc de 10 cm pour cloisonner un garage et un 30 cm pour un mur de soutènement, l’écart de poids, de prix et d’usage est énorme. Beaucoup de particuliers découvrent trop tard que la taille des parpaings impacte aussi le choix des fondations, l’épaisseur d’isolant et même la pénibilité du chantier. Un mur de façade en 20 x 20 x 50 cm ne se monte pas du tout comme un soubassement en 30 cm plein.

Sur le terrain, les mêmes questions reviennent constamment : « Quel format pour un mur porteur ? », « Combien de blocs de béton prévoir pour 10 m² ? », « Faut‑il du creux ou du plein pour un sous‑sol ? ». Derrière ces interrogations se cachent des enjeux très concrets : éviter les fissures, respecter le DTU 20.1, passer la RE2020 sans exploser le budget, et ne pas finir avec un dos en vrac à force de manipuler des blocs de 30 kg. Ce guide passe en revue les cotes des parpaings les plus courants, leurs usages typiques et les ordres de prix, avec des exemples chiffrés que n’importe quel bricoleur ou maître d’ouvrage peut réutiliser sur son propre chantier.

En bref

  • Le format 20 x 20 x 50 cm reste la base pour les murs porteurs en maison individuelle, refends et façades.
  • Les formats 10 et 15 cm servent surtout pour cloisons, murets et murs semi-porteurs de plain-pied.
  • Au‑delà de 25 cm d’épaisseur de parpaings, on parle plutôt fondations, sous‑sols et murs de soutènement.
  • Un mur de 10 m² en 20 cm, c’est environ 190 parpaings et un budget matériaux autour de 400 à 600 € selon le format.
  • Le choix entre parpaing creux, plein ou isolant joue sur la résistance, l’isolation et la main‑d’œuvre.

Dimensions standard des parpaings et usages typiques en construction

Dès qu’un particulier comme Léa, qui veut agrandir sa maison de lotissement, arrive chez le négoce, il tombe sur des piles de blocs de béton aux formats variés. Sans repères, impossible de savoir s’il faut du 10, du 15 ou du 20 cm pour son extension. Les formats de parpaings suivent pourtant une logique simple : même longueur, même hauteur, seule l’épaisseur change selon l’usage des parpaings.

Dans l’immense majorité des cas, sur les chantiers de maison individuelle, on reste sur des blocs de 50 cm de long et 20 cm de haut. Exemple parlant : un mur de 2,50 m de haut correspond à 12 ou 13 rangs, facile à caler sur un plan. Les variations de cotes de parpaings concernent surtout l’épaisseur, de 5 à 35 cm.

Les grandes familles de formats de parpaings

Pour visualiser la gamme, on peut classer les dimensions standard en quatre familles, chacune avec son terrain de jeu privilégié en maçonnerie :

  • 5 à 10 cm d’épaisseur : doublages, contre‑cloisons, petites cloisons intérieures.
  • 15 cm : murs semi‑porteurs, refends légers, murets de jardin.
  • 20 cm : murs porteurs, façades, garages, extension habitable.
  • 25 à 35 cm : façades très isolées, sous‑sols, murs enterrés, soutènements.

Sur un chantier d’extension classique, la combinaison typique est la suivante : 20 cm pour les murs extérieurs, éventuellement 15 cm pour les refends intérieurs, et du 10 cm pour des cloisons de séparation. Mélanger toutes les épaisseurs sans réfléchir, c’est la porte ouverte aux ponts thermiques et aux galères de finitions (enduits, doublages qui ne tombent pas au même nu).

Tableau récapitulatif des principales tailles de parpaings

Pour mettre un peu d’ordre, voici un tableau synthétique des formats de parpaings les plus rencontrés avec leurs usages dominants :

Format (ép. x haut. x long.) Épaisseur parpaings Usage principal Parpaings par m²
5 x 20 x 50 cm 5 cm Doublages, contre‑cloisons non porteuses 10,5
10 x 20 x 50 cm 10 cm Cloisons intérieures, murs non porteurs 10,5
15 x 20 x 50 cm 15 cm Refends, murets, petits porteurs 10,5
20 x 20 x 50 cm 20 cm Murs porteurs, façades, garages 10,5
25 x 20 x 50 cm 25 cm Façades renforcées, meilleure isolation 10,5
30 x 20 x 50 cm 30 cm Soubassements, sous‑sols, fondations 10,5
35 x 20 x 50 cm 35 cm Murs de soutènement lourds 10,5

Le rendement tourne autour de 10 blocs/m², joints compris, sur tous ces formats. Autrement dit, pour un mur de 15 m² de façade de garage, on vise 150 à 160 parpaings en 20 x 20 x 50 cm, avec une marge de casse et de découpes.

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Le cas particulier des blocs d’angle, en U et de chaînage

En plus des formats « droits », les chantiers utilisent régulièrement des blocs spécifiques qui respectent les mêmes dimensions standard de parpaings, mais avec des formes adaptées :

Les blocs d’angle (20 x 20 x 40 cm) aident à garder des angles nets. Ils évitent les découpes hasardeuses à la massette et garantissent un bon harpage des murs. Les blocs en U, eux, servent de coffrage perdu pour les linteaux et chaînages supérieurs : même longueur, même hauteur, mais une gorge pour recevoir le ferraillage et le béton.

Mon avis posé : sur un chantier avec beaucoup d’ouvertures (baies vitrées, portes‑fenêtres), ne pas prévoir des blocs U et des blocs de chaînage, c’est se compliquer la vie pour rien. Leur surcoût unitaire est largement compensé par le gain de temps et la fiabilité des appuis.

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Format 20 x 20 x 50 et autres tailles courantes : choisir le bon parpaing

Sur la plupart des devis de maçon, une ligne revient systématiquement : « mur porteur en blocs de béton 20 x 20 x 50 ». Ce format est la véritable taille « couteau suisse » des maisons individuelles. Il suffit pour un R+1, accepte facilement un plancher béton et une charpente traditionnelle ou fermettes, et reste encore manipulable à la main pour un maçon qui enchaîne la journée.

D’expérience, trois formats couvrent 90 % des besoins en élévation sur une maison : 10, 15 et 20 cm. Les autres, plus épais, prennent tout leur sens pour des soubassements ou des murs enterrés, là où la poussée de la terre et l’humidité imposent un bloc plus costaud.

Quand utiliser les formats 10 et 15 cm

Le parpaing de 10 cm d’épaisseur trouve sa place surtout à l’intérieur. Cloison de garage, séparation buanderie/cave, petit mur pour isoler un local technique : il apporte une résistance mécanique correcte avec un encombrement réduit. Sur un plan, 10 cm de cloison au lieu de 15, c’est quelques dizaines de centimètres carrés de gagnés par pièce, ce qui finit par compter.

Le 15 cm, lui, sert de marchepied entre la cloison légère et le vrai porteur. On l’utilise pour des refends qui supportent juste une poutre légère ou un plancher bois, ou pour des murets de jardin de 1,50 à 2 m de haut. Sur ces usages, le 20 cm serait surdimensionné et plus cher pour un intérêt maigre.

Le 20 cm, socle des murs porteurs

Pour les façades, pignons et murs porteurs intérieurs, la taille de parpaings à privilégier reste le 20 x 20 x 50. En compression, un bloc standard de ce format, en classe B40 ou B60, encaisse largement les charges d’une maison R+1 ou R+2. Associé à des chaînages horizontaux et verticaux conformes au DTU 20.1, il garantit une structure stable sur plusieurs décennies.

Soit dit en passant, certains essaient encore d’économiser quelques euros en posant du 15 cm sur un mur supposé porteur d’étage. Mauvaise idée : les reprises ultérieures coûtent beaucoup plus cher que la différence de prix au départ. Pour un projet sérieux, mieux vaut rester sur le 20 cm dès qu’un plancher coulé ou un étage vient dessus.

Grands formats : 25, 27,5, 30 et 35 cm

Les parpaings de 25 à 35 cm se rencontrent surtout dans deux cas : les murs très isolants, où l’on combine épaisseur et matériau performant, et les structures enterrées. Un bloc de 27,5 cm isolant, par exemple, offre une inertie appréciable et réduit l’épaisseur d’isolant complémentaire à l’intérieur.

Sur un sous‑sol ou un mur de soutènement, le 30 ou le 35 cm fait la différence. Le poids du bloc augmente fortement, mais la section de béton aussi. Sur un terrain argileux, gérer la poussée latérale de la terre et de l’eau avec des blocs sous‑dimensionnés, c’est prendre le risque de fissures, voire de basculement. Pour des murs sans fondation adaptés à la pierre sèche, il existe d’autres techniques, très bien détaillées dans des ressources comme ce guide sur le muret en pierre qui permet de comparer les logiques de portance.

En résumé, le 20 cm sert de base, le 10 et le 15 cm complètent l’intérieur et les petits ouvrages, tandis que les épaisseurs supérieures relèvent plus du gros œuvre lourd et des zones enterrées.

Poids, manipulation et impact des dimensions sur le chantier

Le choix de la taille des parpaings ne joue pas seulement sur le plan statique. Sur un chantier réel, ce sont des centaines de blocs à manipuler à la main. Entre un 10 cm de 10 kg et un 30 cm de 30 kg, la différence se sent très vite dans les épaules et dans le bas du dos. Sans parler du transport, du déchargement et du stockage.

Sur un projet d’extension où Paul, autoconstructeur motivé, veut « tout faire lui‑même », passer en 30 cm parpaing plein pour un sous‑sol complet, c’est se condamner à un marathon de manutention. Au‑delà d’un certain poids, le vrai sujet n’est plus seulement technique, mais humain.

Ordres de grandeur de poids selon les formats

Pour un béton courant autour de 2 000 à 2 200 kg/m³, on arrive à des masses typiques suivantes, très parlantes pour organiser la logistique :

  • 10 x 20 x 50 cm creux: environ 9 à 12 kg; plein: 24 à 28 kg.
  • 15 x 20 x 50 cm creux: 14 à 18 kg; plein: 36 à 42 kg.
  • 20 x 20 x 50 cm creux: 17 à 22 kg; plein: autour de 48 à 52 kg.
  • 30 x 20 x 50 cm creux: 28 à 35 kg; plein: plus de 70 kg, rare en pratique.
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La réglementation et les recommandations de l’INRS conseillent de ne pas dépasser 25 kg pour un port manuel occasionnel par un homme, et beaucoup moins en port répété. Autrement dit, un 20 x 20 x 50 plein flirte déjà avec la limite, et un 30 cm plein devient quasi impraticable sans aide mécanique.

Conséquences sur le temps de pose et la sécurité

Sur une élévation de murs, la cadence de pose dégringole dès que le bloc dépasse les 20 kg. Un maçon expérimenté peut poser 40 à 50 parpaings de 20 cm creux par heure dans de bonnes conditions. Avec des blocs plus larges ou plus lourds, on tombe facilement à 20 ou 25 unités, voire moins en auto‑construction.

Au passage, les douleurs de dos et de genoux ne sont pas un détail. Sur un chantier privé où des amis viennent donner un coup de main, la santé de tout le monde compte. Recourir à un diable de maçon, à des pinces de levage, ou à une petite grue sur camion pour poser les palettes au bon endroit n’est pas du luxe, mais du bon sens.

Poids global et impact sur les fondations

Le poids total d’un mur change aussi la donne côté fondations. Un mur de 10 m² en 20 cm creux représente environ 2 tonnes de blocs. Le même mur en plein peut dépasser 4 tonnes. En fondations, cela se traduit par des semelles filantes plus larges, un ferraillage plus dense et plus de béton, donc plus de budget.

Sur un terrain compliqué ou un projet d’extension collé à l’existant, il vaut mieux parfois rester en parpaing creux bien ferraillé, ou basculer sur du bloc à bancher rempli de béton, plutôt que d’empiler des parpaings pleins sans réflexion. Le poids ne fait pas tout, la façon dont la charge est reprise par le sol est tout aussi déterminante.

Prix, nombre de blocs et budget mur : l’impact des formats de parpaings

Une fois les dimensions standard des parpaings posées, la question qui revient toujours est simple : « Combien ça va coûter ? ». Entre un mur en 10 cm et le même en 30 cm, le nombre de blocs reste similaire, mais le prix unitaire et la quantité de mortier changent. C’est là que le choix de la taille de parpaings peut faire varier le budget global de 30 à 40 %.

Pour donner un ordre de grandeur, les parpaings creux standards de 20 cm se négocient souvent entre 1,40 et 1,85 € l’unité à la palette, quand un 30 cm grimpe vite au‑delà de 2,50 €. Sur 200 blocs, l’écart dépasse déjà les 200 €. Ajoutez à cela un mortier plus généreux et une main‑d’œuvre plus lente, et la facture s’alourdit encore.

Coût d’un mur de 10 m² selon l’épaisseur

Sur un mur de 10 m², typique d’un pignon de petite annexe ou d’un retour de façade de maison, on peut comparer les formats courants de blocs de béton :

En 10 cm, on tourne autour de 190 parpaings, pour un coût matériaux (blocs + mortier) de l’ordre de 260 à 380 €. En 15 cm, le même mur grimpe à 330 à 470 €, et en 20 cm, on passe facilement à 375 à 540 €. La main‑d’œuvre suit la même pente, surtout quand les blocs sont plus volumineux et plus pénibles à porter.

Mon conseil sans détour : sur un projet d’habitation, passer de 20 à 30 cm uniquement « pour être tranquille » n’a de sens que si la configuration (mur enterré, soutènement, sous‑sol) le justifie vraiment. Sur un mur de façade simple, ce surdimensionnement coûte cher et complique la gestion de l’isolation.

Calcul pratique du nombre de parpaings

Pour anticiper son budget, un particulier peut s’appuyer sur une méthode très simple. On calcule d’abord la surface des murs en m², puis on multiplie par 10,5 blocs/m² pour avoir une estimation réaliste. Ensuite, on ajoute une marge de 5 à 10 % selon sa maîtrise de la maçonnerie et la complexité des découpes.

Exemple concret : une clôture de 1,80 m de haut sur 15 m de long représente 27 m². En 20 cm, cela donne 27 x 10,5 = 284 parpaings, auxquels on ajoute 5 % de marge, soit environ 300 blocs à commander. Cet ordre de grandeur évite les ruptures de stock en plein chantier, souvent synonymes de délais et de frais de livraison supplémentaires.

Formats économiques et formats « confort thermique »

Certains formats épais (25 ou 27,5 cm) existent en version isolante. Ils coûtent plus cher à l’unité, parfois le double d’un bloc creux classique, mais permettent de réduire l’épaisseur d’isolant complémentaire ou d’éviter un doublage intérieur trop imposant. Le gain se joue ensuite sur les factures de chauffage et le confort d’été.

Sur une maison de 100 m², remplacer un complexe parpaing 20 cm + 12 cm d’isolant par un bloc isolant de 27,5 cm peut représenter quelques milliers d’euros de différence à la commande, mais une pose plus rapide et des économies de chauffage sur la durée. Là, il faut sortir la calculette et raisonner à l’échelle du projet, pas bloc par bloc.

Parpaings creux, pleins et blocs isolants : adapter le type à la dimension

Les dimensions standard, c’est une chose, mais la nature du bloc joue autant que son épaisseur. Entre un parpaing creux de 20 cm, un plein de 20 cm et un bloc isolant de 27,5 cm, les comportements ne sont pas les mêmes en compression, en thermique et sur chantier. Beaucoup de malentendus viennent de cette confusion.

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Sur un soubassement de maison, par exemple, un parpaing creux 20 x 20 x 50 ne rendra pas les mêmes services qu’un 20 cm plein ou qu’un bloc à bancher rempli de béton. Sur le coup, tout ressemble à un simple « bloc gris », mais les usages à respecter sont bien distincts.

Parpaings creux : le standard de la maison individuelle

Le bloc de béton creux 20 x 20 x 50 reste le champion toutes catégories pour les gros murs. Ses alvéoles verticales allègent le bloc, facilitent le passage éventuel de gaines, tout en conservant une résistance suffisante pour la plupart des constructions courantes.

Pour un mur porteur classique, un 20 cm creux bien chaîné suffit largement. Remplir systématiquement toutes les alvéoles de béton n’a pas grand‑chose de rationnel sur une maison R+1 normale. Les remplissages ciblés (angles, poteaux, zones d’ancrage) sont en revanche indispensables.

Parpaings pleins : où ils sont vraiment utiles

Le parpaing plein se distingue surtout par sa masse. Un 20 x 20 x 50 plein peut dépasser 45 kg. Sa section entièrement béton lui donne une excellente résistance en compression, au prix d’un poids difficilement gérable à la main. Il est logiquement réservé aux zones les plus sollicitées.

En pratique, on l’emploie pour des linteaux particuliers, des poteaux ponctuels, des soubassements ou des zones de reprise de charge très localisées. Sur tout un mur, son usage se discute vraiment, tant en terme de pénibilité que de budget. Pas envie d’enrober : monter une façade complète en 20 cm plein sur une maison neuve, sans étude, relève plus du réflexe « ancien temps » que d’une démarche optimisée.

Blocs isolants et béton allégé

Les parpaings isolants épais (souvent 25 à 30 cm) combinent granulats légers, alvéoles optimisées et parfois inserts d’isolant. Ils affichent des résistances thermiques deux à quatre fois supérieures à un bloc creux classique. Pour un projet neuf soumis à la RE2020, ces solutions peuvent réduire l’épaisseur d’isolant et simplifier les détails de ponts thermiques.

En revanche, ils exigent un mortier adapté, une découpe plus soignée et une vraie anticipation des points singuliers (ancrages, appuis de planchers). Pour un autoconstructeur, mieux vaut bien se documenter, en croisant par exemple ce type de choix avec d’autres techniques décrites dans des ressources spécialisées comme les dossiers sur les murs en pierre, pour comprendre les différences de comportement.

Le fil rouge reste le même : pas de bloc miracle qui ferait tout. Chaque famille a son terrain de jeu idéal, qu’il s’agisse de simple cloison, de mur porteur ou d’ouvrage enterré.

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Quel format de parpaing choisir pour un mur porteur de maison ?

Pour un mur porteur de maison individuelle avec plancher béton ou charpente classique, le format de référence reste le parpaing creux 20 x 20 x 50 cm, associé à des chaînages conformes au DTU 20.1. En dessous (15 cm), on est trop juste pour un étage complet. Au‑dessus (25 ou 30 cm), l’intérêt se limite aux murs très isolants ou enterrés, avec un surcoût important.

Combien de parpaings prévoir par mètre carré de mur ?

Avec des blocs de 50 cm de long et 20 cm de haut, joints compris, on compte en moyenne 10 à 10,5 parpaings par m², quelle que soit l’épaisseur. Pour un mur de 20 m², on part donc sur 210 blocs environ, marge incluse. Le plus simple est de multiplier la surface de mur par 10, puis d’ajouter 5 à 10 % pour les chutes et les découpes.

Faut‑il forcément utiliser des parpaings pleins pour un soubassement ?

Un soubassement enterré peut être réalisé en parpaings creux de 20 ou 30 cm bien ferraillés et remplis de béton aux endroits stratégiques, ou en blocs à bancher. Les parpaings pleins sont utiles ponctuellement, mais pas forcément sur toute la hauteur du mur. Ce qui compte surtout, ce sont des fondations correctes, un bon ferraillage et un drainage efficace de part et d’autre du mur.

Pourquoi éviter de mélanger plusieurs épaisseurs de parpaings sur un même mur ?

Mélanger des épaisseurs différentes sur un même plan vertical crée des décrochements difficiles à rattraper en enduit, des ponts thermiques et des variations de comportement structurel. Les formats peuvent varier d’un niveau à l’autre (soubassement en 30 cm, élévation en 20 cm) avec un chaînage propre, mais sur une même hauteur, mieux vaut garder une seule épaisseur de bloc.

Comment le choix de la dimension des parpaings influence-t-il l’isolation ?

Plus l’épaisseur du parpaing augmente, plus l’inertie et la résistance thermique brute progressent, mais cela ne suffit pas pour respecter à elle seule la RE2020. En pratique, on combine un bloc de 20 cm avec 10 à 14 cm d’isolant, ou un bloc isolant plus épais (25 à 30 cm) avec une isolation complémentaire réduite. Choisir un bloc trop mince oblige à surdimensionner l’isolant, tandis qu’un bloc trop épais alourdit inutilement la structure et le budget.

Fabien Larrieu

Fabien Larrieu

Fabien Larrieu a passé seize ans comme conducteur de travaux en maison individuelle et rénovation, en Haute-Garonne, avant de poser les plans pour transmettre autrement. Installé à Toulouse, il écrit aujourd'hui sur la construction, la rénovation, l'extension et l'urbanisme, en continuant à rénover sa propre maison de ville pièce par pièce et à décortiquer des devis pour ses proches.

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